Peut-on vraiment parler du Venezuela dans les médias ?

Cela fait quelques semaines que les députés de la France Insoumise sont régulièrement interpellés dans les médias au sujet de la grave crise politique que traverse le Venezuela. Sommés de donner leur position vis-à-vis du gouvernement de Maduro, ceux-ci ne prononcent pas la condamnation qui semble être attendue, ce qui suscite des critiques. Mais peut-on aujourd'hui vraiment parler librement du Venezuela dans l'espace médiatique, quand on appartient à la France Insoumise ?

Mélenchon, Corbyn et le chavisme : une caricature médiatique

Il n'est pas nouveau que Mélenchon et la France Insoumise soient attaqués sur le thème du Venezuela [1]. On se souvient, bien sûr, de l'épisode de l'ALBA, à l'approche du premier tour de l'élection présidentielle. Déjà, le Venezuela était en situation de crise : la décision de la cour suprême de s'arroger le pouvoir législatif en réaction aux tentatives illégales de destitution du Président Maduro par un Parlement qui lui est majoritairement opposé faisait l'objet d'une violente contestation. Depuis, environ 130 personnes ont été tuées [2]. Et, l'élection récente de l'Assemblée Constituante censée sortir le pays de la crise politique, boycottée et sabotée par l'opposition, a fait l'objet de nouvelles violences allant jusqu'au meurtre d'un candidat chaviste [3]. Dès lors, la médiatisation de ces événements a augmenté d'un cran en France, et les membres de la France Insoumise ont été interrogés de façon répétée. L'injonction à s'exprimer sur le sujet est très forte : les "silences", forcément coupables, sont montrés du doigt. Les réponses, pas aussi critiques du gouvernement que souhaitées, aussi. Et cela ne concerne pas que la France Insoumise : à l'étranger, Jeremy Corbyn fait l'objet des mêmes attaques.

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La presse française présente le Venezuela comme un sujet embarrassant pour la France Insoumise.

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La presse anglophone attaque l'attitude de Corbyn au sujet du Venezuela.

Dans les deux cas (celui de Jeremy Corbyn ou d'une partie de la gauche française - le PCF est aussi concerné -), la raison de cette pression exercée par les médias vient d'un soutien affiché au Chavisme (à ses débuts) et à la révolution bolivarienne. Mais comment aurait-on pu s'attendre au contraire ? Quand Chavez est élu en 1998, il porte l'espoir de tout un peuple qui s'est soulevé en bloc contre les politiques néfastes du FMI consécutives à des années de réformes néolibérales [4]. Cet espoir va même lui permettre de déjouer un coup d'état très clairement soutenu par les États-Unis pour le renverser en 2002, ainsi que des grèves patronales qui suivirent. La politique redistributive de partage des gains de la rente pétrolière qu'il met alors en place va porter ses fruits : la pauvreté chute [5], l'accès aux soins et à l'éducation est facilité [4], l'analphabétisme enrayé [6]. Comment donc ne pas voir une "source d'inspiration" pour la gauche dans une politique sociale révolutionnaire, en rupture avec le néolibéralisme, et qui tient tête face à l'impérialisme américain ? Mais la crise de 2008 est passée par là, et les faiblesses du Chavisme n'ont pas permis d'en sortir. Parmi ces fragilités, on compte bien sûr le manque de diversification de l'économie, l'avènement d'une nouvelle classe patronale corrompue - la bolibourgeoisie, la proximité de l'armée avec le pouvoir, la désorganisation des forces de l'ordre... De nombreux motifs de critique, donc.

Les critiques de Mélenchon semblent faire de son intérêt pour le Chavisme une souscription totale à sa politique au Venezuela. Ainsi, Eric Naulleau explique à On n'est pas couché que le modèle économique de Mélenchon, c'est "le Venezuela de Chavez". Mais c'est doublement absurde. D'abord, parce qu'il a récusé le terme modèle à plusieurs reprises (« Chavez n'est pas un modèle mais c'est une source d'inspiration ») [7]. Cela fait longtemps que Mélenchon est devenu distant vis à vis du Venezuela. Il avait par exemple reproché à Chavez ses liens avec l'Iran et la Libye [8]. Il déclara même en 2012 : « Je suis plus proche de Lula et Correa que de Chavez » [9]. Ce qui rend encore plus absurde l'affirmation de Naulleau, c'est que tellement de choses ne peuvent être comparées entre les deux pays, à commencer par la dépendance de l'économie du Venezuela en ses matières premières et son manque d'infrastructure... Cela n'empêche pas la presse de présenter encore et toujours le Venezuela de Chavez (et par une extrapolation douteuse, de Maduro) comme un exemple servant de modèle au programme de la France Insoumise, les échecs du premier présageant forcément de ceux du second. C'est ainsi que Le Point a publié un article intitulé « Venezuela, l'enfer mélenchoniste » en pleines élections législatives [10]. Plus récemment, la presse, dont le Huffington Post (« Après l'élection ensanglantée au Venezuela, ce vieux tweet de Jean-Luc Mélenchon déterré »), a ressorti un tweet de 2013 de Mélenchon en soutien à Maduro lors de sa victoire à l'élection présidentielle, alors que son adversaire ne reconnaissait pas le résultat des urnes pourtant inattaquable [11]. Et le Huffington Post d'ajouter :

« D'autant que la crise qui s'installe à Caracas se cristallise autour de la Constituante, dispositif législatif qui était au programme présidentiel du candidat de la France insoumise. »

On peine à voir comment cela constitue une critique valable de la sixième République proposée par la France Insoumise : il n'est pas tenable de suggérer qu'une disposition constitutionnelle est mauvaise simplement parce qu'elle rencontre des difficultés dans une situation de crise politique ! La faiblesse de l'argument, là encore, révèle un caractère militant et malveillant.

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Article du Point publié pendant les élections législatives.

Cela donne donc déjà un indice de la difficulté à s'exprimer, pour la gauche, au sujet du Venezuela : une position mesurée est invariablement caricaturée en soutien total.

La gauche peut-elle parler du Venezuela ? Tentative d'explication à la lumière de Chomsky et Herman

La Fabrication du Consentement de Noam Chomsky et Edward Herman fournit des éléments très intéressants pour comprendre comment le contexte médiatique est défavorable à une expression libérée de la France Insoumise et du reste de la gauche sur le sujet. Je voudrais arguer que ce leur en est en effet difficile pour les raisons suivantes, à l'aide d'éléments de l'ouvrage :

  • La présentation de la situation au Venezuela biaisée faite par les médias rend difficilement acceptable par le public un discours relativisant les erreurs du gouvernement.
  • Le système médiatique est un adversaire de fait pour la gauche anti-capitaliste et anti-impérialiste (qu'il s'agisse de l'impérialisme français ou américain). Il lui est donc inacceptable de tenir un discours qui alimente ce qu'elle juge relever de la propagande.

Le déséquilibre du traitement médiatique disqualifie certaines positions

La présentation de la situation faite par la presse mainstream souffre d'importants déséquilibres, qui rendent inadmissibles certains discours modérant les torts de Maduro. Premièrement, une ambiguïté est entretenue depuis des mois sur les violences (manifestes). De qui sont-elles le fait ? Cela est très rarement expliqué, bien les médias rappellent régulièrement le nombre de morts depuis le début des manifestations d'avril :

« Plus de cent morts au Venezuela depuis le début des manifestations » anti Maduro « Quatre morts dont un jeune de 15 ans étaient à déplorer en fin de semaine lors des manifestations de la grève générale observée à l’appel de l’opposition. » [12]

« Venezuela: la communauté internationale hausse le ton, plus de 100 manifestants tués » [13]

« Venezuela : 24 morts en un mois, nouvelle manifestation mercredi [14] »

On note l'usage répété, dans les articles, de formulations passives : des personnes "sont mortes", "ont été tuées", mais on ne sait presque jamais par qui (et rarement qui est la victime). Pourtant, une présentation plus précise permettrait de démontrer le caractère terroriste d'une partie de l'opposition, armée de mortiers et d'armes à feu, responsable d'une grande partie des victimes. Et donc, permettrait de mieux comprendre à quel point la situation est difficile à gérer sans violence et sans autoritarisme pour le gouvernement. Cela est d'autant plus surprenant que les médias raffolent habituellement des images mettant en scène des « casseurs » encagoulés dans les manifestations en France, où ils n'hésitent pas à les utiliser pour illustrer des articles traitant de mouvements sociaux. Lors des manifestations du 1er mai, par exemple, des manifestants d'extrême-gauche ont attaqué des forces de l'ordre avec des objets incendiaires. La photographie d'un policier en feu avait alors beaucoup circulé, et suscité - à juste titre - une indignation générale dans la presse [15] [16] [17], jusqu'à faire la une du New York Times [18]. À titre de comparaison, un jeune noir chaviste a été brûlé vif par des manifestants de l'opposition, donnant lieu à des images effrayantes, et cela n'a été que très peu mentionné dans la presse française. Certains sites étrangers vont même jusqu'à suggérer que la victime était un manifestant anti-Maduro [19].

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En haut, photographie du policier brûlé par un objet incendiaire lors d'une manifestation du 1er mai 2017 à Paris. En bas, un jeune Venezuelien brûlé par des manifestations anti-Maduro.

On peut faire d'autres d'analogies entre la médiatisation des manifestations en France et de celles de l'opposition au Venezuela. L'instrumentalisation des dégradations à l'hôpital Necker à Paris pour discréditer le mouvement contre la Loi Travail [20] contraste avec l'absence de dénonciation d'une attaque d'un hôpital pour enfants par des militants violents au Venezuela [21]. Dans le cas des manifestations au Venezuela, la presse française n'hésite pas à médiatiser fortement le personnage Wuilly Arteaga, le violoniste qui manifeste pacifiquement son opposition au gouvernement [22].

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Wuilly Arteaga, figure pacifique et médiatique de l'opposition.

Tous ces éléments entretiennent l'image d'une opposition à Maduro globalement pacifique, minimise sa responsabilité dans la crise actuelle et par conséquent surévalue celle du gouvernement. Cette perception des événements suscite naturellement des réactions émotionnelles vives face à des propos qui entreraient avec cette description des faits proposée par la plupart des médias.

Cela rejoint, d'une certaine manière, l'analyse de Chomsky et Herman. Dans leur ouvrage, ils consacrent un chapitre intitulé « victimes dignes ou indignes d'intérêt » à l'analyse comparative du traitement des victimes dans le cadre de certains conflits ou de certaines répressions. Dans ce chapitre, ils montrent à travers plusieurs exemples comment, de façon générale, les assassinats politiques perpétrés par des États « ennemis » sont davantage médiatisés, plus durement et plus émotionnellement, et les coupables mieux désignés, quand les meurtres similaires dans les pays "clients" ont eux tendance à être minimisés. Pour les auteurs de La Fabrication du Consentement, cette présentation des faits encourage le public à s'indigner des régimes autoritaires ennemis tout évitant qu'il ne se rebelle contre le soutien de l'État à d'autres régimes autoritaires et violents [23]. Dans le cas du Venezuela, le « deux poids, deux mesures » nous pousse davantage à nous indigner des mesures répressives au Venezuela que dans d'autres pays (dont la France). On peut arguer, à juste titre, que la situation en France n'est pas comparable à celle du Venezuela, en terme de violence politique. Mais si l'on compare le traitement médiatique de la répression en Arabie Saoudite, qui est clairement une dictature très violente sans comparaison avec le Venezuela, on remarquera qu'elle ne suscite pas la même indignation dans les médias. Par exemple, quand Amnesty International annonce que quatorze personnes vont être décapitées en Arabie Saoudite pour raisons politiques [24] , l'information passe inaperçue dans la presse mainstream. Or, c'est précisément ce à quoi on s'attend d'après Chomsky et Herman : l'Arabie Saoudite étant un pays « client », à qui l'on vend beaucoup de matériel militaire (premier client de la France des dix dernières années), et qui nous fournit 18 % de nos importations de pétrole, la presse tendra à minimiser ses exactions. Pour conclure :

  • Pour les médias, les victimes de la crise politique au Venezuela sont beaucoup plus dignes d'intérêt que les victimes de la répression en Arabie Saoudite. De plus, il est suggéré que ces victimes sont en grande majorité des manifestants de l'opposition, ce qui est faux.
  • Pour les médias, la violence des manifestants est France est digne d'intérêt mais pas celle des manifestants de l'opposition au Venezuela.

Par conséquent, le contexte des débats est biaisé et le public ne peut recevoir une opinion qui soulignerait le rôle de l'opposition dans la crise.

La gauche ne peut répondre favorablement aux injonctions politiques du système médiatique

Si on admet le rôle politique des médias, comme le fait la France Insoumise qui parle de "Parti Médiatique", ou Chomsky et Herman qui s'emploient à démontrer comment ceux-ci entretiennent le consentement du public à des politiques néolibérales et interventionnistes, alors il est clair qu'il lui est difficile de céder à des injonctions médiatiques qui semblent participer à son entreprise de propagande. Rappelons que nous avons démontré précédemment que :

  • Le Venezuela est régulièrement présenté dans les médias comme un modèle sur lequel est calqué le programme de la France Insoumise, même si cela est incorrect.
  • Les échecs du Chavisme, largement soulignés, sont utilisés pour discréditer le socialisme ou des mesures précises du programme de la France Insoumise comme l'assemblée constituante ou le référendum révocatoire.

Dans ce cadre, des concessions sur les échecs du Chavisme seraient perçus comme des aveux d'échec, des renoncements, voire une abjuration. Or, c'est la seule réponse admissible dans l'espace médiatique pour le raisons précédemment invoquées. Et c'est précisément ce que refuse de faire cette partie de la gauche ! Pour mieux le comprendre, citons une nouvelle fois Chomsky et Herman au sujet des États-Unis :

« Les démocrates, fréquemment accusés d'être insuffisamment anticommunistes (voire pro-communistes), sont constamment tenus sur la défensive dans un environnement culturel où l'anticommunisme est la religion dominante. S'ils laissent le « communisme » (ou quoi que ce soit qui puisse être estampillé de la sorte) triompher dans les lointaines provinces de l'empire américain, le prix à payer est extrêmement élevé. Si la plupart d'entre eux ont de toute façon complètement intériorisé cette religion, tous subissent une énorme pression pour faire la preuve de leur anticommunisme, ce qui les conduit généralement à se comporter en purs réactionnaires. » Chapitre I : Modèle de Propagande, *La Fabrication du Consentement

Ici, on reconnaît les mécanismes à l'œuvre lorsque les médias, de concert avec toute une partie de la classe politique, exigent des condamnations explicites du Chavisme de la part de Mélenchon en France ou de Corbyn au Royaume-Uni : le soulèvement du peuple Venezuelien contre l'impérialisme américain et les politiques néolibérales suggérées par le FMI est une menace et doit être dénoncée, et quiconque refuse de le faire devient suspect. Dans ce contexte, il parait tout à fait naturel que la France Insoumise, par exemple, refuse de donner des gages à un système médiatique dont la critique du Venezuela est davantage motivée par son opposition au socialisme et à l'altermondialisme que par un soucis de la démocratie et des droits de l'Homme. « Cotiser » à cette propagande, pour citer Mélenchon, aurait pour effet d'y participer, et ce n'est donc pas une option. Même si, en contrepartie, cela implique de s'attirer les foudres de la presse.

Pour conclure, je citerai Pierre Desproges :

« Premièrement, peut-on rire de tout ? Deuxièmement, peut-on rire avec tout le monde ? A la première question je répondrais oui sans hésiter […]. Deuxième question : peut-on rire avec tout le monde ? C'est dur… »

Et bien, un peu comme Pierre Desproges, à la question « peut-on parler du Venezuela », je répondrais oui, sans hésitation : il existe une opposition authentiquement de gauche à Maduro, dans la lignée Chaviste, et nous pouvons discuter de son soutien. Mais peut-on en parler avec tout le monde ? C'est dur. En tout cas, pas dans les médias mainstream.

[1] http://www.lexpress.fr/actualite/politique/lfi/melenchon-chavez-francais-l-eternel-talon-d-achille-du-candidat-insoumis_1898119.html
[2] http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2017/07/31/au-venezuela-une-assemblee-constituante-elue-dans-le-sang_5166884_3222.html
[3] http://www.lesinrocks.com/2017/07/30/actualite/venezuela-un-candidat-lassemblee-constituante-ete-tue-par-balle-chez-lui-11970741/
[4] http://www.regards.fr/web/article/venezuela-une-crise-capitale-pour-la-gauche-latino-americaine
[5] http://www.ine.gov.ve/index.php?option=com_content&view=category&id=104&Itemid=45#
[6] http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/venezuela-la-revolution-bolivarienne-de-chavez-a-t-elle-porte-ses-fruits_1385218.html
[7] http://elections.lefigaro.fr/flash-presidentielle/2012/04/08/97006-20120408FILWWW00193-melenchon-chavez-pas-un-modele.php
[8] http://www.liberation.fr/france/2017/08/11/venezuela-en-crise-embarras-de-la-france-insoumise_1589536
[9] https://twitter.com/JLMelenchon/status/189041762302570496
[10] http://www.lepoint.fr/monde/venezuela-l-enfer-melenchoniste-17-06-2017-2136079_24.php
[11] http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/31/apres-lelection-ensanglantee-au-venezuela-ce-vieux-tweet-de-je_a_23057406/
[12] http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2017/07/22/plus-de-cent-morts-au-venezuela-depuis-le-debut-des-manifestations-anti-maduro_5163661_3222.html
[13] http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/21/2616061-venezuela-100-morts-depuis-debut-manifestations-opposition.html
[14] http://www.liberation.fr/planete/2017/04/24/venezuela-24-morts-en-un-mois-nouvelle-manifestation-mercredi_1564938
[15] http://www.leparisien.fr/faits-divers/1er-mai-les-policiers-sous-le-feu-des-casseurs-03-05-2017-6911283.php
[16] http://www.20minutes.fr/paris/2060595-20170502-manifestation-1er-mai-paris-policier-grievement-brule-apres-tir-cocktail-molotov
[17] http://www.lexpress.fr/actualite/societe/policier-brule-au-cocktail-molotov-cinq-minutes-de-plus-et-il-y-serait-passe_1906334.html
[18] https://www.arretsurimages.net/chroniques/2017-05-03/La-torche-humaine-le-photographe-et-le-New-York-Times-id9829
[19] https://www.tdg.ch/monde/venezuela-manifestant-brule-vif-decede/story/14391788
[20] http://www.acrimed.org/La-Coordination-permanente-de-Medias-Libres
[21] https://www.legrandsoir.info/venezuela-qui-sont-les-violents.html
[22] https://www.arretsurimages.net/articles/2017-08-04/Venezuela-derriere-les-heros-des-manifestations-quelle-opposition-id10092
[23] Afin d'anticiper les critiques, précisons que le livre n'explique pas ces phénomènes par de quelconques théories du complot, mais par un faisceau de facteurs comme la dépendance des médias à la sphère financière et capitaliste, à la publicité, l'inégalité des sources d'informations, ou encore des causes idéologiques nationales (anticommunisme ou antiterrorisme) : « Ces cinq filtres [propriétaires des médias, publicité, sources d'information et experts, contre-feux, cause idéologique nationale] sélectionnent sans pitié les informations susceptibles de parution et plus encore de faire la une et de bénéficier d'un suivi régulier. Par définition, toute information émanant d'une source primaire située dans l'establishment satisfait aux exigences d'un des filtres les plus importants et sera immédiatement traitée par les médias. Celles émanant ou concernent des dissidents, des individus ou des groupes faibles et inorganisés, étrangers ou non, ont un handicap de départ en matière de crédibilité et de coût de vérification. De plus, elles sont souvent non conformes à l'idéologie et aux intérêts des *gate-keepers et autres puissants tiers influençant le processus de sélection - sauf évidemment dans le cas de dissidents prêts à dénoncer les ennemis officiels.* »
[24] https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/07/fourteen-men-at-imminent-risk-of-beheading-as-saudi-arabia-continues-bloody-execution-spree/

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