Le journaliste Rachid Laïreche manque d'inspiration

Décidément, rien ne va plus pour Rachid Laïreche. On savait déjà qu'il avait divorcé de la pensée. Maintenant, il semblerait que même sa haine de Jean-Luc Mélenchon ne soit plus une source d'inspiration suffisante.

En effet, alors que le journaliste de Libération est coutumier des articles à charge ou malhonnêtes contre Jean-Luc Mélenchon, son dernier papier est très décevant. Il n'y compare pas Mélenchon à l'extrême droite. Il ne le montre pas comme une rock-star vociférant devant une meute. Il demeure relativement neutre. Vraisemblablement, il est en panne d'idées. Alors, pour ne pas "servir la soupe", il recycle une vieille formule sarcastique qu'il a l'habitude d'utiliser pour désigner Mélenchon : "le chef des insoumis". Bien sûr, l'objectif est d'insinuer que les insoumis sont soumis à Mélenchon et usurpent leur nom. Voyez plutôt :

Le chef des Insoumis est de bonne humeur. [...] Un peu plus loin, le chef des Insoumis explique que chaque député a son caractère. [1]

Cette formule est une habitude pour le journaliste qui l'emploie systématiquement depuis mai, et de plus en plus (désormais deux fois par article). Quelques exemples (liste non-exhaustive) :

Dimanche soir, le chef des Insoumis a prévenu Emmanuel Macron [2]

Le chef des insoumis n’a pas de communiste face à lui. [3]

Cette semaine, le chef des Insoumis s’est confié, dans un long entretien, au magazine Society, où il qualifie François Hollande de «pauvre type», développe sa stratégie et son rapport à la violence [4]

Arrivé en tête dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, le chef des «insoumis» termine sa longue campagne près de la Canebière. [...] Le chef des insoumis ne se pose pas en candidat des promesses. [5]

(Ici, il y a des guillemets pour bien insister au cas où certains n'auraient pas compris la marque ironique : le journaliste doit bien s'adapter à son lectorat)

Le hasard n’existe pas : le chef des insoumis a débuté sa tournée dans le XVIIIe arrondissement [...] [6]

On notera aussi l'usage très subtil du mot "tournée" pour désigner ses déplacements successifs, pour réduire ses discours à des "spectacles" ou des "shows".

Bref, Rachid Laïreche nous a habitué à mieux dans le pire. On lui souhaite donc de bonnes vacances, et qu'il soit plus inspiré à son retour ! En attendant, nous "insoumis" lui rappelons que contrairement à lui, nous ne recevons jamais d'ordre, et nous avons le dernier mot sur la publication de nos articles !

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